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Fenagri Un nouveau bureau pour boucler les écosystèmes - L'ECONOMISTE 11 juillet 2016

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Mohammed Fikrat, patron de la Cosumar, nouveau président de la Fédération 
Contrats-programmes, industrie de transformation et contrebande… les défis du nouveau bureau

La Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri) vient tout juste de renouveler ses instances dirigeantes. Les membres de la Fédération ont nommé Mohammed Fikrat, PDG de Cosumar et candidat unique comme remplaçant de Amine Berrada Sounni, DG d’Aiguebelle. «Nous avons essayé, lors de mes deux mandats, d’améliorer la compétitivité de la filière et de rendre le secteur plus attractif. Le nouveau président représente la 1re et la 2e transformation proche de l’industrie et de l’agriculture avec une facilité qui permettra d’avancer sur les chantiers», précise le président sortant de la Fenagri. En effet, les opérateurs membres de la Fédération s’attendent à un déblocage des contrats-programmes, une fois le nouveau bureau établi. Le profil du nouveau président de la Fenagri explique cet enthousiasme. Présente au niveau de l’amont agricole, via les plantations de cannes à sucre et betteraves, la Cosumar est partie prenante dans l’application du plan Maroc Vert dans ces zones d’influence. Côté industriel, le raffineur comme son nom l’indique est quasiment le seul opérateur de transformation, emballage et distribution de sucre au Maroc. Une activité à cheval entre deux tutelles devrait permettre au nouveau patron de la Fenagri de décrocher les signatures de l’Industrie, l’Agriculture, voire même des Finances.           

Task force agroalimentaire

Le président sortant a tenu à dresser un bilan de ces 6 années à la tête de la Fédération. L’un des premiers  chantiers entrepris par l’ancien bureau a été la mise en harmonie des statuts de la Fenagri avec ceux de la CGEM et la limitation des mandats de président et vice-président à deux mandats successifs. «Nous avons essayé de mettre en place une démarche proactive, en passant par une réflexion stratégique à travers la création d’une Task force agroalimentaire regroupant des experts, les pouvoirs publics, des banquiers ou encore des économistes», explique Berrada Sounni. Un groupe de travail considéré comme un préalable à la constitution du «Comité d’orientation stratégique», dédié à l’élaboration d’une vision de l’agro-industrie. «Notre souhait était de sanctuariser l’industrie. Malheureusement, le Maroc a un modèle de croissance tiré par la consommation qui se fait par l’importation. Une situation qui ne permet pas la création d’emplois, ni de valeur ajoutée», soutient le président sortant de la Fenagri. L’ancien bureau a également réussi à introduire le principe de TVA non apparente (voir l’édition du 16 mars 2016)  dans la loi de finances 2016 à travers sa commission fiscalité et droits de douane. La Fédération a également obtenu la baisse de droits de douane sur le thé en vrac. «Aujourd’hui toutes les entreprises de thé ont investi dans des unités de conditionnement et de transformation. D’ailleurs, grâce à la mise en place de la  TVA non apparente nous sommes en train de créer un secteur de transformation qui n’existait pas et d’instituer un cercle vertueux de 1re et 2e transformation», précise l’ex-président. Pour la Fenagri, la transformation de viandes, produits laitiers, de pommes de terres, de fruits pourrait jouir de cette mesure et encourager l’éclosion de ce secteur. La corporation appelle par ailleurs à ce que 20% du budget du Fonds de développement agricole soient alloués à la transformation.

 

Source : L'ECONOMISTE Par Amine ATER