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La Fenagri anticipe la décompensation du sucre - L'ECONOMISTE - 22 juin 2016
Libéralisation, raffinage local, coordination… les mesures des opérateurs
La corporation en concertation avec le fisc pour la TVA non apparente
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La Fenagri nourrit de grands espoirs en cas de mise en place d’écosystèmes, un regroupement qui pourrait doubler l’exportation et la valeur ajoutée du secteur 

L’agro-industrie attend encore son contrat-programme. L’activité est classée 2e secteur industriel en termes de contribution au PIB, soit 30% du PIB industriel. Ceci étant, les synergies ne sont pas optimisées avec l’amont agricole. «Il existe un décalage par rapport à l’agriculture. Il n’y a pas d’ancrage entre l’amont et l’industrie, ni de stratégie de transformation», précise Amine Berrada Souni, président de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri).  D’ailleurs, la corporation a signalé une augmentation de la consommation interne de produits agroalimentaires, notamment d’importations. Pour pallier cette situation, la Fenagri, en plus de militer pour le déblocage du contrat-programme avec les ministères de l’Industrie et de l’Agriculture, se positionne déjà sur la décompensation à venir du sucre. «Au niveau de la fédération, nous sommes d’accord avec la décision de décompenser le sucre, mais avec des bémols», soutient-on du côté de la Fenagri.  La décompensation devrait intervenir de manière progressive sur une durée de 18 mois à raison de 0,15 DH/kg/mois. A terme, le prix du sucre devrait s’établir à 2,7 DH/kg, équivalent à plus de 60% de son prix.   
Pour amortir les effets de la décompensation, la corporation compte proposer des mesures d’accompagnement. Parmi ces propositions, figure la libéralisation du sucre. «L’on ne peut pas décompenser et garder les droits de douane sur le sucre, sachant que les industriels consomment près de 250.000 tonnes», précise un membre de la Fenagri. L’accès des industriels au marché mondial fait également partie des mesures d’accompagnement proposées par les opérateurs. Ces derniers s’engagent à raffiner, au niveau de la Cosumar, le sucre acheté à l’international. «En cas de décompensation du sucre, sans coordination avec les professionnels, cela pourrait entraîner une augmentation des prix. Ce qui devrait se traduire par une baisse de la demande, du chiffre d’affaires des opérateurs ou encore de l’emploi. L’on ne peut pas décompenser les industriels sans toucher les consommateurs», prévient un opérateur. Selon les opérateurs, une décompensation sans concertation avec les industriels (et qui les toucheraient exclusivement) devrait encourager l’informel. Sur un tout autre registre, la Fenagri, appuyée par la CESE et le CGEM, a élaboré la TVA non-apparente. Une mesure avec un impact significatif sur les industries de transformation de fruits, légumes et légumineuses et qui devrait permettre à d’autres industries comme la pomme de terre transformée et les fruits secs d’émerger. «Nous avons tenu des réunions avec la DGI pour évaluer les freins et les problématiques rencontrées par les différentes parties prenantes», explique le président de la Fenagri.

source : L'ECONOMISTE Par Amine ATER