VTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM Banners
Le contrat-programme dans l’impasse ? - LES ECO - 26 mai 2016

alt

Alors que le mandat du gouvernement s’achemine vers sa fin, le sort du contrat-programme du secteur agroalimentaire demeure inconnu. Le document attend le visa du gouvernement depuis septembre dernier.

La Fédération nationale de l'agroalimentaire (Fenagri) s’impatiente. Après un long processus qui a duré plusieurs mois, le contrat-programme du secteur attend toujours le visa des départements concernés : les ministères de l’Industrie, de l’Agriculture et (surtout) des Finances. Et ce, depuis septembre dernier…Pour cause, le coût de la mouture, adoptée par les parties prenantes, a été jugé trop élevé par l’argentier du royaume. Ledit contrat devra en effet nécessiter une enveloppe de 8,4 MMDH, dont 3,6 MMDH pour la valorisation des fruits et légumes et 4,8 MMDH pour l’industrie. Un montant que le ministère des Finances estime trop élevé. «La dernière réunion du comité de pilotage a eu lieu en septembre 2015. Et depuis lors, nous n’avons pas un feedback sur l’état d’avancement du contrat-programme», indique Amin Berrada Sounni, président de la Fenagri qui ne cache pas son inquiétude quant au retard pris sur ce dossier.

D’autant plus que le mandat du gouvernement s’achemine vers sa fin, ce qui risque de reporter le contrat-programme aux calendes grecques. «Il est urgent de signer ce contrat-programme pour envoyer un signal positif au secteur privé et encourager les investisseurs. Ces derniers n’ont pas de visibilité et cela se voit sur les investissements dans le secteur qui ne croissent pas», signale le président de la Fenagri. Pour lui, il y a plusieurs facteurs qui guettent la filière : les ALE, la recrudescence de la contrebande…

De plus, le diagnostic des études réalisées sur le secteur s’accordent sur les mêmes constats. Les industries agroalimentaires n’ont pas profité de la dynamique d’investissement des années 2000-2013 et souffre d’un manque d’investissement ; les coûts de production de certains produits agroalimentaires sont peu compétitifs par rapport à l’UE… Pour relancer le secteur, l’étude réalisée par Roland Berger, qui a servi de base pour l’élaboration du contrat-programme, recommande des mesures transverses à toute l’industrie agroalimentaire: formation, intelligence économique, mise à niveau des canaux de distribution, lutte contre l’informel…Concrètement, il s’agit de dupliquer sur cette filière le concept d’écosystème industriel.