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La filière attend encore son contrat-programme -- L'ECONOMISTE - 26 mai 2016
  • Le process bloqué depuis 9 mois
  • En cas de déblocage, le chiffre d’affaires du secteur passerait de 126 à 203 milliards de DH
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Les ambitions de la corporation par rapport au contrat-programme sont importantes. Il devrait déboucher sur la création d’un écosystème en bonne et due forme en cas d’entente

Les opérateurs de l’agroalimentaire attendent toujours la signature d’un contrat-programme avec les pouvoirs publics. Près de 3 ans après l’annonce d’une entente entre les ministères de l’Industrie et de l’Agriculture et la Fenagri (Fédération nationale de l’agroalimentaire), portant sur la réalisation d’une étude devant donner lieu à un contrat-programme, le chantier est toujours au point mort. Selon la corporation, le document a été livré en septembre dernier et serait dans l’attente de validations de l’exécutif (ministère des Finances en l’occurrence). «Après 9 mois, aucune suite n’a été donnée à ce niveau et compte tenu de l’agenda politique de fin de mandat, il est urgent et nécessaire de doter le secteur d’une feuille de route et de visibilité pour rendre la filière plus attractive», précise Amine Berrada Sounni, président de la Fenagri. Ce contrat-programme devrait bénéficier d’un budget de 8,4 milliards de DH, dont 3,6 milliards destinés à la valorisation des fruits & légumes et 4,8 milliards pour le volet industriel. En cas d’application de ce programme, la corporation s’attend à passer de 126 à 203 milliards de DH en termes de chiffre d’affaires (horizon 2020). Elaborée par le cabinet Roland Berger, l’étude comporte un certain nombre de recommandations, notamment des mesures transversales, à l’ensemble de l’industrie: formation, intelligence économique, mise à niveau des canaux de distribution, lutte contre l’informel, salon international de l’agroalimentaire ou encore  financement des associations. Le document compte également des mesures spécifiques à chaque écosystème/filière: des incitations à l’investissement, un soutien à l’export ou encore un appui à la commercialisation. D’ailleurs, l’étude a identifié les écosystèmes à accompagner, notamment la valorisation des fruits & légumes, lait & produits laitiers, biscuiterie/confiserie & chocolaterie, fruits & légumes transformés, viandes ou encore pâtes & couscous. «La production et la productivité agricoles ont été améliorées par le plan Maroc Vert. Il n’empêche que rien n’a été fait pour dynamiser le côté industriel, alors que les accords de libre-échange n’ont pas été favorables à la balance commerciale des produits alimentaires», explique le président de la Fenagri. En effet, les coûts de production agroalimentaire sont peu compétitifs par rapport à l’UE, notamment l’huile d’olive (40 DH/kg Maroc vs 26 DH/kg Espagne) et le lait (4,21 DH/l Maroc vs 3,62 DH/l Espagne).