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Loi de Finances 2016: Les doléances de la Fenagri - L'ECONOMISTE - 22 octobre 2015
Maroc Agrume exportation

La Russie est le premier client du Maroc en agrumes. La chute du rouble freinera la filière export.

Kiosque360. La mise à niveau du secteur de l’agroalimentaire attend toujours. Selon L’Economiste, cette situation devrait être débloquée par la publication d’un contrat programme prévue pour fin 2015.

Les professionnels de la Fenagri sont pleins d’espoirs quant à la mesure introduite dans le projet de la loi de finances 2016. A savoir celle qui donne la possibilité aux opérateurs de l’agroalimentaire de déduire la TVA sur un produit transformé dont la matière première est cultivée au Maroc. Cité par le journal, Amine Berrada Sounni, président de la Fédération, regrette qu’il y ait, «aujourd’hui, beaucoup d’informel et peu de transformation parce que l’imposition sur le produit agricole est de 0%, alors qu’elle est de 20% pour le produit à peine transformé. Cette TVA sur la transformation rend le produit plus cher pour le consommateur». Ce qui, clairement, signifie que cette imposition impactr les consommateurs qui, en plus des 20% sur l’ensemble, paient aussi le prix de la transformation et de l’emballage. Cette mesure favorisera donc l’attractivité de la production marocaine pour la transformation.

Pour L’Economiste, la filière des fruits et légumes sera la première à en bénéficier. Pour la Fenagri, «l’objectif est de dynamiser l’activité de conditionnement en conserves ou en barquettes de fruits et légumes, fruits secs, frites, chips, surgelé, huiles d’olives/argan ou encore les jus». Ainsi, un investissement de 1,5 milliard de dirham est prévu sur 5 ans avec, à la clé, quelque 2.800 postes d’emploi directs. Sans oublier, la sensibilisation des consommateurs à laquelle seront alloués plusieurs millions de dirhams.

En attendant, la Fenagri espère que cette mesure, qui se concentre sur les fruits et légumes dans un premier temps, sera peu à peu élargie aux autres secteurs.

L’instauration de cette mesure fiscale va permettre, comme le suggère L’Economiste, une meilleure traçabilité des produits commercialisés via un audit de l’Onssa conjugué à l’autocontrôle des industriels. Car la première priorité du secteur demeure la lutte contre l’informel.