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L’industrie agroalimentaire mise sur l’Afrique - LA VIE ECO - 07 mai 2014

Le poisson, la farine de blé tendre, le chocolat et la confiserie constituent l’essentiel des exportations.

Les professionnels entendent se positionner avec des produits plus élaborés comme les plats cuisinés, les pâtes et le couscous.

industrie agroalimentaire

L’Europe reste certes le premier marché pour les produits agroalimentaires marocains (57% du total), mais elle est, pour les autres produits agroalimentaires, un concurrent. C’est pourquoi les professionnels entendent se positionner sur des marchés nouveaux et principalement l’Afrique qui absorbent maintenant 22,2% des exportations, en hausse de 10,7 points entre 2000 et 2014, d’après l’étude que vient de présenter la Fénagri.

Le Maroc vend sur le continent principalement du poisson (51,4% de la valeur en 2014), de la farine de blé tendre (11,8%) et de la chocolaterie/confiserie (6,6%), mais aussi des glaces et autres produits laitiers, du café, des huiles de graines brutes, des préparations et conserves de fruits et légumes et des boissons alcoolisées.

La stratégie en cours d’élaboration en partenariat avec les ministères de l’agriculture et de l’industrie apportera des réponses concrètes pour remédier au déficit de compétitivité du secteur de l’agroalimentaire. Et donc aider les entreprises marocaines à améliorer leur prix de revient et à diversifier leur offre en allant vers les produits élaborés et à forte valeur ajoutée comme les plats cuisinés, les pâtes et le couscous.

L’Asie et l’Europe, de gros concurrents sur le continent

C’est le seul moyen, estiment les professionnels, pour aller sur le marché africain, dont les principaux fournisseurs sont l’Asie qui en contrôle 31,3% et l’Europe 27% sur une valeur globale de 61 milliards de dollars d’importations de produits agroalimentaires. Soit 5,5% des importations mondiales.

Pour le reste, le Maroc est principalement concurrencé par la Turquie qui fournit 2,1% des importations africaines, suivie de l’Egypte avec 1,3%. La part du Maroc atteint à peine 0,8%. Cependant, la balance commerciale penche carrément de son côté même si le taux de couverture des importations par les exportations est en recul, passant de 330,8% à 227% entre 2003 et 2014. Le marché africain reste porteur et se présente comme une alternative pour le Maroc dont le déficit commercial a été creusé notamment par les accords de libre-échange. En tout cas, le solde est négatif avec la plupart des pays signataires. Par exemple, l’étude de la Fénagri montre que les échanges du Maroc avec les Emirats Arabes Unis sont passés d’un excédent de 8 MDH en 2000 à un déficit de 167 MDH en 2014. Avec la Tunisie, le déficit atteint actuellement 49 MDH contre un excédent de 41 MDH en 2000.

On peut considérer que le manque de compétitivité et la faible diversification de l’offre sont à l’origine de cette situation. Ce sont aussi des tares à éliminer pour pouvoir gagner des marchés sur le continent.