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Agroalimentaire : Le contrat-programme se fait attendre - LES ECO - 7 avril 2014

Textille

La Fédération nationale de l’agroalimentaire attend beaucoup de la stratégie industrielle 2014-2020.  Un mémorandum d’entente a été signé entre le gouvernement et la Fenagri afin de définir une stratégie de développement et d’élaborer un contrat-programme.

La filière agroindustrielle l’attend depuis belle lurette. Une stratégie dédiée aux industries agroalimentaires est en effet une revendication pour le moins récurrente de la part des professionnels de cette filière. Le lancement, mercredi dernier, de la stratégie industrielle 2014-2020 devrait faire bouger les choses. Les représentants du secteur comptent  sur ce nouvel élan, tout en restant prudents, même si une convention a été signée dans ce sens lors du lancement du «Plan Elalamy». «Un mémorandum d’entente a été signé entre le ministère de l’Agriculture, le ministère de l’Industrie et la Fenagri. L’objectif est de définir une stratégie de développement des industries agro-alimentaires et d’élaborer un contrat-programme pour le secteur entre l’État et la Fenagri», rappelle Amine Berrada Sounni, président de la Fédération nationale de l’agroalimentaire, en se félicitant de cette avancée mais sans se réjouir d’avance. «Nous attendons du contrat-programme des mesures pragmatiques et opérationnelles», ajoute-t-il donc sans s’emballer.

Transformation
Il faut dire que, malgré les potentialités dont dispose le Maroc dans cette activité, jamais un vrai décollage global n’a pu être amorcé parmi les métiers qui la composent. «Le contexte de mondialisation nous impose de gagner rapidement en compétitivité en modernisant le secteur», insiste le président de la Fenagri, mettant ainsi l’accent sur l’un des défis de la nouvelle stratégie industrielle, aussi bien que sur les dégâts causés par la concurrence étrangère. Pour ne citer qu’un cas, l’agroalimentaire turc, très agressif, n’a cessé de monter en puissance depuis quelques années, grignotant (pour ne pas dire dévorant) des parts de marché au détriment des opérateurs marocains. «La démarche initiée pour notre industrie dès 2012 s’inscrit, selon moi, parfaitement dans la volonté affichée lors des Assises d’accélérer la politique industrielle du pays, d’autant plus que l’industrie agro-alimentaire est stratégique pour le développement économique pour tous les pays», poursuit Berrada Sounni plein d’espoir, avant de conclure par une touche d’amertume tout de même. «Le Maroc semble parfois avoir minimisé le rôle de l’industrie de transformation».