VTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM BannersVTEM Banners
Erreur
  • XML Parsing Error at 1:220. Error 9: Invalid character
  • XML Parsing Error at 1:309. Error 9: Invalid character
  • XML Parsing Error at 1:302. Error 9: Invalid character
  • XML Parsing Error at 1:229. Error 9: Invalid character

Malgr le dveloppement du march local et les opportunits lexport, la capacit bnficiaire du secteur devrait baisser de 13% fin 2013. Le secteur ptit essentiellement de la dpendance de lamont agricole et de la volatilit des matires premires linternational. Les analystes recommandent daccumuler Cosumar, de vendre Centrale Laitire et dallger Lesieur et Brasseries du Maroc.

Agroalimentaire

Le secteur agroalimentaire cot en bourse prsente des perspectives de croissance assez favorables au cours des deux prochains exercices. Cest du moins ce qui ressort dune rcente tude ralise par BMCE Capital. Daprs les rdacteurs, le secteur bnfice dun positionnement stratgique du pays, de moyens logistiques en dveloppement ainsi que dune main-duvre agricole qualifie. Sajoute cela lexistence de plusieurs modles dentreprises agricoles et agro-industrielles russis. Le dveloppement du march local offre, en outre, un important potentiel du fait de lamlioration du niveau de vie, de la vulgarisation des produits ainsi que du changement des habitudes de consommation des Marocains. Toutefois, le secteur se heurte plusieurs contraintes au niveau de lamont dont notamment la faiblesse des investissements, labsence dorganisation, linsuffisance dencadrement, en plus de ressources en eau limites, un foncier morcel et un assolement domin par les crales.

Dans ces conditions, selon les estimations des analystes, le secteur agro-industriel cot devrait dgager, fin 2013, des bnfices de 1,5 milliard de DH, en baisse de 13% par rapport 2012, pour des revenus en progression de 5,6%, 25,6 milliards de DH. En 2014, le rsultat net devrait se situer 1,8 milliard de DH, en accroissement de 19% pour un chiffre daffaires en hausse de 6,4% 27,3 milliards de DH.

Compte tenu de ces prvisions, sur quelles valeurs du secteur faut-il miser ? Les analystes de BMCE Capital recommandent daccumuler le titre Cosumar dans les portefeuilles et le valorisent 207 DH, ce qui offre un potentiel de croissance de 8% par rapport au cours du 10 dcembre (1951 DH). En fait, le redressement de la demande partir du 2e trimestre de cette anne, coupl une campagne sucrire plutt favorable devraient permettre une croissance des ventes de Cosumar par rapport 2012. Dailleurs, le groupe prvoit la ralisation de 37000 hectares de betterave sucre, soit 95% de son programme, et le renforcement de ses capacits de conditionnement. En parallle et dans le cadre de sa stratgie de diversification, le sucrier national a lanc une gamme de produits base de Stevia et compte se positionner en tant que leader sur ce nouveau segment. Du coup, les revenus du groupe devraient stablir 6 milliards de DH fin 2013, en hausse de 1,5% pour un rsultat net part du groupe de 730 MDH, presquau mme niveau une anne auparavant.

Contrairement Cosumar, la socit de bourse recommande dallger le titre Lesieur Cristal. Elle prvoit que son cours enregistre une baisse de 9,5% pour atteindre 95 DH contre 105 actuellement. En cause, des cots nergtiques levs et une forte dpendance de lamont agricole pour lhuile dolive et des cours mondiaux des graines olagineuses et des huiles brutes. Toutefois, le groupe prvoit de sengager davantage dans lagrgation de la filire graine de colza avec un objectif de traiter 200 000 tonnes, ce qui devrait permettre de produire 100 000 tonnes dhuile de tournesol. Pour le segment de lhuile dolive, Lesieur envisage le dveloppement de sa capacit de production olicole 13 000 tonnes par an, sachant que la marque dhuile al horra devrait permettre de renforcer le positionnement de la socit sur ce crneau. En tout cas, lactivit du groupe devrait gnrer des revenus de 4,3 milliards de DH, en hausse de 4% par rapport fin 2012. Les bnfices, eux, devraient se situer 106 MDH, soit le mme niveau que lexercice prcdent.

La mme recommandation est livre pour Brasseries du Maroc dont le cours a davantage baiss par rapport au cours cible (2 240 DH) pour atteindre 2 161 DH. Les analystes estiment que les ralisations de cet exercice devraient sinscrire en retrait par rapport 2012, et ce, en dpit de la mise en place dune stratgie de diversification. Cependant, le groupe devrait accrotre les capacits de production de sa filiale SVCM plus de 14 000 hectolitres de vins annuellement. Il devrait galement dvelopper son activit lexport compte tenu du potentiel que recle lAfrique subsaharienne. Le segment eau nest pas en reste puisque la socit table sur le renforcement de la capacit de production de sa filiale pour la porter entre 15 000 et 20 000 hl deau en bouteille par mois. Ce qui situerait sa part de march dans une fourchette comprise entre 10% et 15%. Dans ces conditions, Brasseries du Maroc devrait enregistrer une hausse des revenus de seulement 1,5%, 2,4 milliards de DH. Le rsultat net part du groupe, lui, devrait se contracter de 16,8% pour totaliser 275 MDH.

Quant Centrale Laitire, elle est recommande la vente avec un cours qui devrait baisser de 24% pour atteindre 1103 DH. En plus des ambitions de dveloppement linternational qui demeurent contenues, le groupe ptit dune forte dpendance de lamont agricole et de lvolution des prix de la poudre de lait sur les marchs mondiaux. Il faut dire aussi que llargissement de loffre sur le march du lait et des produits laitiers frais ne manquerait pas daffecter les rsultats de la socit. Pour palier ces difficults, Centrale laitire compte amliorer lamont laitier travers, entre autres, lextension des rseaux de collecte dans lobjectif datteindre lautosuffisance laitire nationale. A moyen terme, lagro-industriel envisage de tirer profit de sa filiale Lait plus, ce qui devrait permettre dexporter du lait notamment vers lEurope et lAfrique de lOuest. Ainsi, la socit de bourse table sur un chiffre daffaires de 7 milliards de DH en 2013, en hausse de 4,5% pour des bnfices en baisse de 38,7%, 290 MDH.